Façade d'une mairie française pavoisée, symbole d'un jumelage entre deux villes

Un siècle après que des tunneliers néo-zélandais, dont des soldats maoris, ont participé au creusement des galeries souterraines d’Arras pendant la Première Guerre mondiale, la ville du Pas-de-Calais vient d’officialiser un jumelage avec Rotorua, à l’autre bout du monde, en Nouvelle-Zélande. Une démarche qui illustre comment une mémoire locale peut, un siècle plus tard, se transformer en coopération bien vivante entre deux territoires.

Une charte signée au nom d’une mémoire commune

Le maire d’Arras, Frédéric Leturque, et l’ambassadeur de France en Nouvelle-Zélande, François Decoster, se sont rendus à Rotorua pour la signature officielle de la charte de jumelage, aux côtés de la mairesse Tania Tapsell. La cérémonie s’est déroulée au centre culturel de Te Puia, lieu emblématique de la culture maorie de la région.

Le lien entre les deux villes remonte à décembre 1916 : 43 membres du bataillon pionnier maori avaient alors rejoint les tunneliers néo-zélandais chargés de creuser et d’agrandir un réseau de carrières souterraines sous Arras. Ce réseau de galeries de craie avait permis aux troupes alliées de se regrouper à l’abri des bombardements avant une offensive majeure, en 1917.

Un jumelage pensé pour les habitants, pas seulement protocolaire

Au-delà de la dimension symbolique, les deux municipalités affichent une ambition concrète : faire de ce jumelage une expérience humaine durable, en particulier pour les jeunes générations. Échanges scolaires, séjours de découverte culturelle, projets communs autour de la mémoire partagée : les élus des deux villes veulent que ce rapprochement dépasse la simple cérémonie et débouche sur des liens durables entre habitants.

Cette approche rejoint une tendance observée dans plusieurs villes françaises de taille moyenne : valoriser un patrimoine ou une histoire locale pour dynamiser l’attractivité du territoire, qu’il s’agisse de mémoire, de commerce ou de tourisme.

Pourquoi ce type d’initiative compte pour les territoires

  • Un jumelage international peut ouvrir la voie à des échanges économiques, universitaires ou touristiques entre les deux villes partenaires.
  • Il offre une vitrine supplémentaire à l’histoire locale, ici le rôle méconnu des tunneliers néo-zélandais et des soldats maoris pendant la Grande Guerre.
  • Comme à Arles avec ses vélos-taxis ou à Saint-Brieuc pour son centre-ville commerçant, les villes françaises multiplient les initiatives locales pour renforcer leur identité et leur attractivité.

À Rotorua comme à Arras, les prochaines étapes annoncées portent sur l’organisation de premiers échanges scolaires et sur la mise en valeur commune de ce pan d’histoire, à l’occasion des commémorations liées à la Première Guerre mondiale.

Questions fréquentes

Qu’est-ce qu’un jumelage entre deux villes ?

Un jumelage est un accord officiel entre deux municipalités, souvent de pays différents, qui s’engagent à développer des échanges culturels, éducatifs ou économiques durables entre leurs habitants.

Pourquoi Arras et Rotorua ont-elles choisi de se jumeler ?

Les deux villes partagent une histoire commune liée à la Première Guerre mondiale : des tunneliers néo-zélandais, dont des soldats du bataillon pionnier maori, ont participé en 1916-1917 au creusement des galeries souterraines d’Arras utilisées par les troupes alliées.

Ce type de jumelage a-t-il des retombées concrètes pour les habitants ?

Oui : les municipalités concernées misent généralement sur des échanges scolaires, des séjours de découverte et des projets culturels communs, qui créent des liens durables entre les habitants des deux villes, au-delà de la seule cérémonie officielle.

Sources

NZ Herald — Rotorua and France’s Arras become sister cities
1News — Century after Māori soldiers served in France, cities sign sister-city pact
Ville d’Arras — site officiel

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

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