À Saint-Brieuc, capitale des Côtes-d’Armor, le commerce de centre-ville vit une rentrée à double visage. D’un côté, des vitrines qui restent closes et des commerçants qui s’inquiètent ouvertement de la fréquentation ; de l’autre, l’arrivée annoncée de nouvelles enseignes et une stratégie municipale assumée pour reconquérir les locaux vacants.
Une ville qui affronte le vide commercial
La municipalité briochine ne cache pas l’ampleur du défi : environ un quart des commerces du centre-ville seraient aujourd’hui vacants. Pour y remédier, la Ville de Saint-Brieuc a fait le choix d’une préemption ciblée sur les locaux mal entretenus ou laissés à l’abandon, via une société foncière dédiée. Celle-ci rachète, rénove puis reloue ces cellules commerciales à des prix modérés, avec une enveloppe annoncée de 8 millions d’euros pour amorcer le mouvement. Une approche que d’autres villes moyennes engagées dans la revitalisation de leur centre-ville ont également expérimentée, avec des résultats qui se mesurent sur plusieurs années plutôt qu’en quelques mois.
Sur le terrain, la presse locale relaie depuis fin août les inquiétudes de plusieurs commerçants et associations face aux fermetures récentes, un climat qu’ils jugent « angoissant » pour l’avenir du cœur de ville.
Des arrivées qui viennent contrebalancer le tableau
Le paysage commercial briochin n’est pas figé pour autant. Dans l’ex-galerie Géant Casino, un supermarché à l’enseigne E.Leclerc devrait reprendre une partie des surfaces laissées vacantes, pendant qu’un point de restauration rapide continue d’y accueillir sa clientèle en attendant la reconfiguration complète du site. Du côté du pôle commercial de Brézillet, en périphérie, un caviste et un fleuriste s’apprêtent eux aussi à ouvrir leurs portes, signe que l’investissement commercial ne déserte pas totalement l’agglomération.
Cette coexistence entre fermetures et implantations nouvelles n’est pas propre à la Bretagne : elle rappelle la situation vécue par d’autres centres-villes misant sur le commerce de proximité pour reprendre leur souffle, où chaque ouverture compte autant symboliquement qu’économiquement.
Ce que cela change pour les habitants et les commerçants
- Des loyers commerciaux plus accessibles dans les locaux repris par la société foncière municipale.
- Une offre alimentaire qui se recompose autour de la future implantation E.Leclerc.
- De nouveaux commerces de proximité (caviste, fleuriste) qui diversifient l’offre en périphérie.
- Un climat encore fragile, qui nécessite un accompagnement continu des associations de commerçants.
Comme le montre l’expérience d’autres agglomérations, la clé réside souvent dans l’écoute directe des habitants et des professionnels : c’est la démarche choisie par Périgueux, qui a interrogé ses clients pour orienter sa stratégie de redynamisation. Saint-Brieuc pourrait s’inspirer de ces retours d’expérience pour ajuster sa propre feuille de route dans les mois à venir.
Questions fréquentes
Pourquoi autant de commerces sont-ils vacants à Saint-Brieuc ?
La municipalité évalue à environ un quart la part des locaux commerciaux vacants en centre-ville, une situation qui a conduit la Ville à créer une société foncière chargée de racheter et rénover les cellules à l’abandon.
Quelles nouvelles enseignes arrivent à Saint-Brieuc ?
Un supermarché E.Leclerc doit s’installer dans une partie de l’ex-galerie Géant Casino, tandis qu’un caviste et un fleuriste préparent leur ouverture sur le pôle commercial de Brézillet.
Quel budget la Ville consacre-t-elle à la revitalisation commerciale ?
Une enveloppe de 8 millions d’euros a été annoncée pour permettre à la société foncière municipale de racheter, rénover puis relouer des locaux commerciaux à des loyers modérés.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
